Vous allez me dire, "ah oui, challenge, ça on connait : un défi en bon français". Eh bien pas tout-à-fait. Dans la pensée positiviste/soyons motivés américaine, ce qu'on appelle challenge est en fait un problème, une difficulté, ou même un échec.
Exemple : la société Cheesy Cheese vient de lancer un nouveau fromage. Un mois après le lancement, c'est l'heure du débriefing. Il s'avère que le fromage a déjà été interdit dans plusieurs États parce que la forte odeur incommode la moitié de la population. Expliquant cela au conseil d'administration, le CEO va faire deux colonnes :
- Succès
- "Challenges"
La première colonne pourra être qu'on parle du produit sur toutes les chaînes de télé, y compris CNN. L'interdiction figurera bien sûr dans la deuxième colonnes : c'est un challenge. Ce n'est ni un problème, ni un échec, ni une raison de démissionner : c'est un défi qu'il va falloir relever et prendre à bras le corps, armé de toute la motivation qu'on a gagné au dernier séminaire de business.
Vous aussi, lecteurs, la prochaine fois que quelque chose tourne mal au boulot, dites à votre boss : "Chef, il y a un challenge !"
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